Li Micri Prince (Le Petit Prince in Occidental) - Chapter 2

Sunday, November 28, 2010

Two weeks after the last chapter I've finally gotten around to finishing chapter 2 of Li Micri Prince. You may notice that I alternate back and forth between litt and micri for the French word petit, and that's on purpose - sometimes one feels better than the other. The reason I've gone with micri for the prince himself instead of litt is because:

- Li Litt Prince sounds a bit clumsy on the tongue, and
- assuming this translation gets used to promote Occidental later on, I don't want a title like Li Litt Prince to give the impression that Occidental is just some type of modified English.

I've also gone with the recommendations of Olivier and Robert to write omnicos as omnicós, since without the accent one could be led to believe that the -s here represents the plural, and pronounce it omnícos as a result.


Capitul 2. 2
Dunc yo vivet sol, sin person con qui yo posset vermen parlar, til un panne in li desert de Sahara, ante six annus. Alquó esset ruptet in mi motor. E pro que yo havet con me ni machinero, ni passageros, yo preparat me de acompleer, tot sol, un desfacil reparation. To esset por me un question de vive o morte. Yo havet con me aqua por apen ott dies.J'ai ainsi vécu seul, sans personne avec qui parler véritablement, jusqu'à une panne dans le désert du Sahara, il y a six ans. Quelque chose s'était cassé dans mon moteur. Et comme je n'avais avec moi ni mécanicien, ni passagers, je me préparai à essayer de réussir, tout seul, une réparation difficile. C'était pour moi une question de vie ou de mort. J'avais à peine de l'eau à boire pour huit jours.
Li unesim die yo dunc esset dormient sur li sable, mill milies de tot terre habitat. Yo esset vermen plu isolat quam un naufrageat sur un flottuore in li medie del ocean. Alor vu imagina mi surprise, al comense del die, quande un drolli litt voce avigilat me. It dit:Le premier soir je me suis donc endormi sur le sable à mille milles de toute terre habitée. J'étais bien plus isolé qu'un naufragé sur un radeau au milieu de l'océan. Alors vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix m'a réveillé. Elle disait :
"Ples...dessinar me un agnelle!""S'il vous plaît... dessine-moi un mouton!"
"Quo?""Hein!"
"Dessina me un agnelle..." "Dessine-moi un mouton..."
Yo saltat sur mi pedes quam si yo esset frappat per fúlmine. Yo frottat bon mi ocules. Yo bon regardat. E yo videt un litt chap totmen extraordinari qui considerat me gravmen. Vi li max bon portrete quel, plu tard, yo posset far pri il.J'ai sauté sur mes pieds comme si j'avais été frappé par la foudre. J'ai bien frotté mes yeux. J'ai bien regardé. Et j'ai vu un petit bonhomme tout à fait extraordinaire qui me considérait gravement. Voilà le meilleur portrait que, plus tard, j'ai réussi à faire de lui.





Ma mi dessine, certmen, es mult min ravissent quam li modelle. To ne es mi culpa. Yo esset decorageat in mi cariera de pictor per li grand persones, al etá de six annus, e yo ne hat aprendet quocunc, ultra boas cludet e boas apert.Mais mon dessin, bien sûr, est beaucoup moins ravissant que le modèle. Ce n'est pas de ma faute. J'avais été découragé dans ma carrière de peintre par les grandes personnes, à l'âge de six ans, et je n'avais rien appris à dessiner, sauf les boas fermés et les boas ouverts.
Yo dunc regardat ti aparition con ocules tot rond de astonament. Ne oblivia que yo esset mill milies de tot region habitat. Nu, mi litt chap ne semblat a me ni perdit, ni mort de fatiga, ni mort de fame, ni mort de sete, ni mort de timore. Il ne havet null aparentie de un infante perdit in li medie del desert, mill milies de tot region habitat. Quande yo finalmen posset parlar, yo dit a il:Je regardai donc cette apparition avec des yeux tout ronds d'étonnement. N'oubliez pas que je me trouvais à mille milles de toute région habitée. Or mon petit bonhomme ne me semblait ni égaré, ni mort de fatigue, ni mort de faim, ni mort de soif, ni mort de peur. Il n'avait en rien l'apparence d'un enfant perdu au milieu du désert, à mille milles de toute région habitée. Quand je réussis enfin à parler, je lui dis :
Ma quo fa tu ta?"Mais qu'est-ce que tu fais là?"
E il repetit alor a me, tot lenimen, quam si pri un cose tre seriosi:Et il me répéta alors, tout doucement, comme une chose très sérieuse:
"Ples...dessinar me un agnelle...""S'il vous plaît... dessine-moi un mouton..."
Quande li misterie es tal impressiv, on ne trova li corage desobedir. Quantcunc absurd it semblat a me, a mill milies de omni locs habitat e in dangere de mort, yo retirat de mi tasca un pezze de papere e un plum. Ma yo alor rememorat que yo hat studiat precipue geografie, historie, calcul e grammatica e yo dit al litt chap (con un poc de mal humor) que yo ne posset dessinar. Il respondet a me:Quand le mystère est trop impressionnant, on n'ose pas désobéir. Aussi absurde que cela me semblât à mille milles de tous les endroits habités et en danger de mort, je sortis de ma poche une feuille de papier et un stylographe. Mais je me rappelai alors que j'avais surtout étudié la géographie, l'histoire, le calcul et la grammaire et je dis au petit bonhomme (avec un peu de mauvaise humeur) que je ne savais pas dessiner. Il me répondit :
"To ne importa. Dessina me un agnelle.""Ça ne fait rien. Dessine-moi un mouton."
Pro que yo nequande hat dessinat un agnelle yo refat, por il, li un del du sol dessines quel yo posset far. Li dessine del boa cludet. E yo esset stupefat escutar li micri chap responder a me:Comme je n'avais jamais dessiné un mouton je refis, pour loui, l'un des deux seuls dessins dont j'étais capable. Celui du boa fermé. Et je fus stupéfait d'entendre le petit bonhomme me répondre:
"No! No! Yo ne vole un elefant in un boa. Un boa es tre dangerosi, e un elefant es tre ponderosi. U yo vive omnicós es micri. Yo besona un agnelle. Dessina por me un agnelle.""Non! Non! Je ne veux pas d'un éléphant dans un boa. Un boa c'est très dangereux, et un éléphant c'est très encombrant. Chez moi c'est tout petit. J'ai besoin d'un mouton. Dessine-moi un mouton."
Alor yo dessinat:Alors j'ai dessiné:




Il regardat atentivmen, poy:Il regarda attentivement, puis:
"No! Ti ja es tre malad. Fa un altro."Non! Celui-là est déjà très malade. Fais-en un autre."
Yo dessinat:Je dessinai:



Mi amico subridet gentilmen, con indulgentie:Mon ami sourit gentiment, avec indulgence:
"Tu vide bon... to ne es un agnelle, es un agno. Il have cornes...""Tu vois bien... ce n'est pas un mouton, c'est un bélier. Il a des cornes..."
Yo refat un vez plu mi dessine:Je refis donc encore mon dessin:



Ma it esset refusat, quam li precedentes:Mais il fut refusé, comme les précédents:
"Ti es tro old. Yo vole un agnelle quel vive longmen.""Celui-là est trop vieux. Je veux un mouton qui vive longtemps."
Alor, mi patientie expenset, pro que yo devet urgentmen comensar demonter mi motor, yo scriachat ti-ci dessine:Alors, faute de patience, comme j'avais hâte de commencer le démontage de mon moteur, je griffonnai ce dessin-ci:




E yo lansat:Et je lançai:
"Vi li buxe. Li agnelle quel tu vole es intern.""Ça c'est la caisse. Le mouton que tu veux est dedans."
Ma yo es bon surprisat vider li iluminant visage de mi yun judico:Mais je fuis bien surpris de voir s'illuminer le visage de mon jeune juge:
"To es totmen qualmen yo volet! Crede tu que on besona mult grass por ti agnelle?""C'est tout à fait comme ça que je le voulais! Crois-tu qu'il faille beaucoup d'herbe à ce mouton?"
"Pro quo?""Pourquoi?"
"Pro u yo vive, omnicós es micri...""Parce que chez moi c'est tout petit..."
"To certmen va suficer. Yo dat a te un tre litt agnelle.""Ça suffira sûrement. Je t'ai donné un tout petit mouton."
Il inclinat su cap vers li dessine:Il pencha la tête vers le dessin:
"Ne es talmen litt... Oh! Il indormit...""Pas si petit que ça... Tiens! Il s'est endormi..."
E to esset qualmen yo fat li conossentie del micri prince.Et c'est ainsi que je fis la connaissance du petit prince.

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